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 D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.

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MessageSujet: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Mer 25 Jan - 12:15


C’était l’heure de se reposer un peu et autant dire que j’en avais besoin. Après avoir pris une douche en sortant de la piscine, mes affaires dans mon sac, je me suis dirigée vers le salon des étudiants. J’espérais ne pas avoir à croiser mon père, ce qui finalement, n’était pas impossible du fait qu’il passait pas mal de temps dans son bureau. J’espérais également qu’il ne me téléphone pas ou qu’il ne me fasse pas appeler de quelque manière que ce soit. Ce qu’il avait déjà fait, et ce qui avait été très humiliant pour moi. Mais bon, il faut positiver dans la vie.

Une fois au salon des étudiants, j’ai regardé ma montre pour savoir à peu près si j’allais oui ou non croiser beaucoup ou peu de personnes dans la pièce en question. Il était 10h30, j’avais peut-être une chance de ne croiser personne. Ou tout du moins qu’il n’y ait pas tant de monde que cela au salon. Toujours est-il que lorsque j’ai poussé la porte pour y entrer, j’ai pu constater que mon vœu s’est réalisé. La pièce était presque vide et il n’était pas difficile de choisir la place que l’on désirait occuper. Pour ma part, j’ai fait quelques pas pour rejoindre ma place habituelle. Une chaise accompagnée d’une petite table dans un coin reculé du salon. Je n’aimais pas être au centre de l’attention, même quand je me trouve en pleine action –dans une piscine- je fais de mon mieux pour me concentrer sur ma tâche et non sur tous les regards qui sont fixés sur moi. Ma vie se résumait à cela : me taire et essayer de me complaire dans les moindres petites choses que nous apporte la vie. Mon père ne m’a jamais réellement laissée faire ce que je désirais. Je rêve de gymnastique alors que lui rêve de natation alors autant dire que mes rêves passent après les siens.
Une fois assise sur ma chaise favorite, j’ai sorti un livre de mon sac et j’ai repris la lecture que j’ai dû stoppée hier soir. Lorsque je lis, je me retrouve absorbée par un univers fantastique et magique. Il est rare que quelqu’un puisse m’arrêter dans ma tâche. Mais il existe évidemment des exceptions à la règle. Et aujourd’hui en faisait partie… Car je n’ai pas eu le temps d’entamer une page de lecture que la porte du salon s’ouvrit –ce que je n’ai pas entendu- et une jeune femme se retrouva debout juste en face de moi. Je fus forcée de relever la tête et de sortir de mon univers féerique pour constater que la jeune femme en question n’était autre que Deirdre, ma colocataire. Je lui ai souri et simplement dit : « Hello. Je ne t’ai pas réveillée ce matin j’espère ? Si c’est le cas, je m’en excuse. » J’ai toujours fait attention à ne pas faire de bruit car c’est souvent moi qui me lève la première. Dès que j’ai un instant de libre, je l’utilise pour aller m’entraîner. Et je ne voulais surtout pas que ma colocataire s’en trouve ennuyée par ma faute.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Sam 4 Fév - 16:06


« Vous pouvez tous y aller, l’entraînement est terminé ! Sauf vous Mademoiselle Blackburn. » En entendant son nom, la blonde se crispa aussitôt alors qu’elle voyait un jeune homme brun passer devant elle, le sourire goguenard. Deirdre se retint de le poursuivre pour lui en mettre une et se tourna plutôt vers l’entraineur qui désirait lui parler et la blonde savait que ce n’était pour la féliciter. Elle pinça les lèvres et attrapa la longe de Kilat – son cheval – et l’attacha à une des barrières du manège avant de se diriger vers son coach qui l’observait d’un regard noir. Quand elle fut à sa hauteur, elle baissa les yeux pour dissimuler l’attitude farouche qu’elle ressentait. Elle allait sans doute se faire tirer les oreilles mais de son point de vue, elle n’était pas fautive. « Encore une histoire de ce genre Mademoiselle Blackburn et je vous fais exclure de la fac, est-ce que c’est clair ? » Deirdre ne répondit pas, tournant sept fois sa langue dans sa bouche plutôt que dire les quatre vérités à son coach. Par exemple, savait-elle que si les bonbons à la menthe existaient pour les chevaux, il y en avait aussi pour les êtres humains et ce n’était pas parce qu’elle passait tout son temps dans le haras qu’elle était obligée d’avoir une haleine de cheval. Oui, il y avait des choses comme ça qu’il valait mieux taire. « Est-ce que c’est compris ? » Deirdre releva soudainement la tête et fusilla la femme en face d’elle. « Oui coach. Mais peut-être que ce n’est pas clair pour une certaine personne et que cela lui ferait du bien de se faire remonter les bretelles à elle aussi ? » Sa voix était hargneuse. Après tout ce qui était arrivé n’était pas que de sa faute – si elle acceptait reconnaître qu’elle avait une part de responsabilité dans l’histoire ce qui n’était toujours pas le cas – et elle ne voyait pas pourquoi elle devait être la seule à se faire réprimander. « Ne mêlez pas votre camarade à tout cela, je sais très bien que ce n’est pas lui qui a commencé ! » La blonde la regarda d’un air outré. Comment pouvait-elle le savoir ? Elle n’était même pas là lorsque la dispute avait éclaté et n’était intervenue que quand les cris avaient commencé à stresser les chevaux ce qui avait commencé à de venir dangereux – mais rien qu’un peu. C’était fort ça, de prendre la défense d’un élève tout simplement parce que sa à elle ne lui revenait pas. Ce n’était pas sa faute si elle était bien plus douée que son entraineur à son âge. Ou même maintenant. Oui, l’égo de Blake résistait à toute épreuve et n’avait aucune limite.

A 10h30, ce fut une Deirdre bien énervée qui sortit du haras après s’être changée. Elle avait troqué sa tenue d’équitation contre un slim bleu, un chemisier violet et des bottes en cuir marron. Elle était en train de tenter de se faire une queue de cheval tout en rejoignant l’université d’un pas vif. Elle était folle de rage contre la femme qui se disait être une professeure impartiale. La conversation s’était plus ou moins bien terminée et finalement, Deirdre était partie en claquant la porte. Cela faisait trois ans qu’elle ne pouvait pas blairer la femme, elle ne s’attendait pas à ce que cela change en quelques minutes. Néanmoins, elle ne dirigeait toujours pas qu’on l’accuse pour quelque chose qu’elle n’avait pas fait. Objectivement, Deirdre avait cinquante pour cent de torts, subjectivement, elle avait forcément raison. C’était un peu le mantra de la blonde. Règle numéro un : elle avait toujours raison. Règle numéro deux : Si elle avait tort, se référer à la règle numéro un. Deirdre était une personne orgueilleuse, assez égoïste qui pensait souvent à sa petite personne, affreusement compétitive et très vénale. C’est vrai que dit comme ça, elle ne paraissait pas vraiment agréable. Mais si on était son ami et qu’on ne se mettait pas sur son chemin, elle était drôle, amusante, attentive et très fêtarde. Plus que fêtarde en fait…

Son entrée dans le bâtiment universitaire ne se fit pas sans un bruit retentissant d’une porte qui claque contre le mur mais même ça ne réussit pas à la calmer. La blonde éprouvait le besoin de parler et la seule personne à qui elle avait envie de le faire, c’était ce mystérieux inconnu avec qui elle entretenait une correspondance. C’était un peu rustique d’écrire des lettres de nos jours mais ça avait son charme et Deirdre s’était retrouvée à dialoguer avec un garçon de son université sans savoir qui il était. Elle ne connaissait que son sexe. Son âge, sa filière et le reste lui étaient inconnus. C’était sans doute mieux comme ça. Au fil du temps, il était devenu un ami précieux, un confident et peut-être un chouia plus mais Deirdre n’avait jamais été jusqu’au bout de ses pensées. Elle passa par sa chambre et jeta à peine un regard circulaire à la pièce – juste un petit pour voir si sa coloc’ était là ce qui n’était pas le cas – et se dépêcha de récupérer du papier et un stylo. Elle aurait pu rester dans sa chambre pour être au calme mais elle décida d’aller au salon des étudiants, peut-être y aurait-il quelqu’un qu’elle connaissait qui l’écouterait ou sur qui elle pourrait se défouler au choix. Il lui fallut quelques minutes pour rejoindre le deuxième étage. Et encore quelques minutes pour franchir les portes du salon d’étudiant. Quand elle entra, elle ne vit qu’il n’y avait personne et alla s’installer confortablement dans un canapé au centre de la pièce. Elle allait déboucher son stylo quand une voix la fit sursauter. Elle releva la tête et remarqua finalement une blonde dans le coin de la pièce. Pearl. Ladite colocataire. Cette dernière était tellement effacée qu’elle ne l’avait pas vue. Tout comme elle ne voyait pas comment elle aurait pu l’entendre ce matin. La seule chose qu’elle voyait d’elle c’était le bordel qui s’étalait peu à peu dans sa chambre. Il fallait dire qu’autant Deirdre était organisée, autant sa colocataire semblait vivre avec le bazar. « Non, ne t’en fais pas, je n’ai rien entendu. Et puis de toute façon, j’ai dû me lever un peu après toi. On a dû se louper de quelques minutes. » Ce qui en soi n’était pas une mauvaise chose vu que Deirdre n’était pas vraiment du matin.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Lun 6 Fév - 17:05

Lorsque Deidre me répondit, j’ai bien senti que quelque chose n’allait pas. Je ne savais pas si lui poser la question était une bonne idée. Après tout, ma colocataire n’a jamais sa langue dans sa poche et si ce qui l’embêtait était d’ordre vraiment gênant, je le sentirais passer… Deux options s’offraient donc à moi : continuer la conversation que nous venions d’entamer en insistant bien sur des détails insignifiants, ou me taire et reprendre ma lecture là où je l’avais laissée avant qu’elle n’entre. J’ai choisi d’exploiter cette seconde option. Je n’étais pas d’humeur à l’entendre me crier dessus ou déverser son venin sur moi. Bien sur, elle ne le ferait pas consciemment, tout du moins j’osais l’espérer. Mais autant ne pas tenter le coup. J’ai alors souri tout en me penchant de nouveau sur mon livre. J’ai eu le temps d’en lire quelques lignes quand le remord se fit sentir. J’ai toujours été comme ça. Et ça m’a toujours porté préjudice, enfin jusqu’à maintenant et avec certaines personnes, ça a toujours été le cas. Après, mettre tout le monde dans le même panier n’était pas une solution. J’ai alors levé une seconde fois la tête, sortant de ma lecture pour reprendre là où nous en étions restées : «Et sinon, tout va bien ? » Ce ne fut pas sans gêne que je lui posais la question. J’avais un peu peur de sa réaction. Après tout, Deirdre et moi étions très différents. De vrais contraires. Non seulement notre sens du rangement était loin de nous rapprocher, mais s’il n’y avait eu que cela, nous en serions sauvées. Alors qu’elle peut-être sèche et franche, sans oublier « rentre dedans », je préfère m’effacer et ne pas chercher les ennuis. Je ne sors quasiment jamais de peur de m’attirer des ennuis. Je n’affectionne pas particulièrement les fêtes alors que ma colocataire n’en rate jamais une. Ce n’est pas pour autant que je ne l’appréciais pas. Au contraire. Même si quelques fois, je préférerais me tapir dans un minuscule petit trou plutôt que d’avoir à faire à ses foudres. Mais c’est la vie comme on dit. Et on doit bien faire avec.
Je serrais mon livre entre mes mains, en ayant peur de la réaction de la jeune blonde. J’aurais tant aimé être comme elle, n’avoir peur de rien, me battre pour mes convictions, mais il faut de tout pour faire un monde et j’ai hérité de la timidité et de la peur constante de me faire attraper. En attendant qu’elle me réponde, je jetais des coups d’œil furtifs en direction de la porte du salon. J’avais peur que quelqu’un n’arrive alors que le silence et la tranquillité étaient de la partie, enfin plus pour longtemps si mon amie se confiait à moi. J’ai alors remis une mèche de cheveux derrière mon oreille droite, attendant, un peu gênée, que Deidre me réponde.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Lun 6 Fév - 18:38

Tomber sur Pearl n’avait fait qu’augmenter l’exaspération de Deirdre. Comprenez, ce n’était pas qu’elle ne l’aimait pas, c’était juste que la blonde avait un caractère exécrable. Disons qu’autant Deirdre pouvait être adorable avec les gens « comme elle », autant ceux qui étaient différents ne recevaient que son incompréhension ainsi que sa fougue. Pearl faisait partie de la catégorie différente. Par exemple, elle était très studieuse, du genre intello… En fait, peut-être était-elle catastrophique en cours, Deirdre n’en savait rien. Mais cette fille n’avait pas de vie, elle ne sortait jamais, elle était toujours dans leur chambre la plupart du temps donc la jeune cavalière en avait déduit qu’elle était du genre rat de bibliothèque. Aussi, comment pouvait-on être si studieuse alors qu’elle vivait dans un foutoir pas possible ? Parce qu’elle était bordélique. Alors que Deirdre avait tendance à être maniaque, trop maniaque même. Voir un certain désordre dans la moitié de la pièce avait donc tendance à l’agacer. En soi, c’était simple, si Deirdre était de très bonne humeur, elle supportait Pearl et pouvait presque – presque – la considérait comme une amie malgré son absence de vie sociale et d’ordre. En revanche, si elle était énervée, comme maintenant, elle avait tendance à être détestable avec elle. Et pas une seule seconde elle ne le regrettait, convaincue d’avoir raison. C’était ça qui était magnifique dans le monde de Deirdre, elle n’avait jamais tort, toujours raison.

Deirdre crissa donc des dents quand elle entendit la question de Pearl. Ne pouvait-elle pas lire son fichu bouquin au lieu de lui poser des questions sans intérêt. Est-ce qu’elle lui demandait la température elle ? Non ! Alors qu’elle laisse ses états d’esprit tranquille. Bien sûr que non, ça n’allait pas. La colère irradiait de tous ses pores. Quand elle repensa à l’injustice qu’elle avait subie, elle eut un accès de rage. Et la seule personne disponible pour qu’elle évacue était justement Pearl… Pearl Cornwells. Fille du doyen de l’université. C’était sûr que ce n’était pas à elle que ça devait arriver ce genre de truc. Avait-elle un réel talent pour un sport d’ailleurs ? Elle n’avait jamais vu une seule de ses compétitions, impossible de savoir. Mais à ce moment précis, Deirdre était sûre d’une chose : Pearl était la fille à papa par excellence qui n’avait qu’à claquer des doigts pour avoir le corps enseignant qui lui mangeait dans la main. Et cette constatation énerva Deirdre. Et au fond, ce n’était pas tellement dû à l’injustice mais peut-être de la jalousie mal placée parce qu’après tout, la cavalière était une personne assez vénale qui aimait pouvoir tout acheter. Et Pearl était dans cette position. Contrairement à elle. Ce fut donc bouillonnante de rage que Deirdre lui répondit. « Non, ça ne va pas. Si tu veux tout savoir, ma coach d’équitation m’a accusée de quelque chose dont je n’étais pas responsable. Elle ne peut pas me voir et s’en donne à cœur joie. C’est gentil de demander même si je ne m’attends pas à ce que tu comprennes. Après tout, toi, tu es la fille du doyen, jamais tu ne connaitras ça. » Son regard s’était fait noir et elle la fusilla du regard, crachant presque les paroles, avant d’attraper son style et de gribouiller sur le papier, oubliant toute envie d’écrire une lettre, voulant juste se défouler.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Lun 6 Fév - 19:18

Jamais je ne m'étais sentie aussi mal. Enfin si, malheureusement... Mais là, Deirdre s'est vraiment défoulée sur moi, chose que je supportais la plupart du temps. Mais pas cette fois. Dès qu'on se met à parler de mon père et des soi-disant privilèges dont je bénéficie, je sors à mon tour les griffes. Car les gens peuvent penser ce qu'ils veulent à propos de ma naïveté et de mon laisser faire mais ils n'ont rien à dire au sujet de mon père. Car non, je n'ai aucun privilèges. Je suis peut-être celle qui travaille le plus dur dans l'école juste pour qu'on me prenne au sérieux. Mais ça, les gens s'en fichent et croient toujours bon de me rappeler que la vie est facile pour moi, alors que c'est bien loin d'être le cas. Car si ça l'était, je me trouverais être gymnaste à l'heure qu'il est et pas une nageuse qui cherche à être à la meilleure juste parce que son père l'a décidé. Alors entendre Deirdre parler de la sorte m'a énervée. C'est sûr, elle s'en prenait souvent à moi. Mais là, elle n'avait aucun droit de psalmodier sur l'université et mon père en tant que doyen. Je l'ai alors regardée dans les yeux, jusqu'à ce qu'elle commence à gribouiller sur sa feuille. Puis je l'ai incendiée à mon tour : « C'est sûr, c'est connu Pearl Cornwells est privilégiée. Pearl Cornwells a tout tout cuit dans le bec ! Alors si toi aussi tu te mets à penser des choses pareilles, c'est vraiment plus la peine que j'essaye d'être agréable avec toi ! Car oui, je suis la fille du doyen, c'est indéniable et totalement usant à la longue de devoir me justifier à ce sujet ! Mais si je suis dans cette université c'est parce que je le mérite et pas parce que mon papa chéri a claqué des doigts pour que je le sois ! Je fais des efforts, je travaille dur, peut-être même plus dur que tous les étudiants réunis ! Tu ne connais pas la moitié de ma vie et du pourquoi je fais les choses de cette façon alors s'il te plaît, cesse de psalmodier au sujet de mon père ! » Alors là, je ne me reconnaissais plus. La Pearl gentille et effacée ne l'était plus. Elle était enfin sortie de son cocon et allait devoir assumer les dégâts face à ce qu'elle venait de dire. Je m'en mordais déjà les doigts. Comment allais-je pouvoir survivre à cela ? Elle n'avait qu'à pas parler de mon père aussi ! Je me mets toujours dans un état pas possible lorsque quelqu'un se met à parler de mon père. Après tout, j'essayais d'être gentille avec Deidre et elle n'a rien trouvé de mieux que cette excuse pitoyable. Tant pis pour elle mais voilà ce qu'on récolte quand on s'attaque à moi de cette façon. Malgré tout, je m'en voulus de lui avoir parlé sur ce ton. Je n'allais pas pour autant m'excuser alors qu'elle venait d'être insolente avec moi. Je me suis contentée d'ajouter sur un ton un peu plus détendu : « Tu aurais dû t'en prendre à ta prof et pas à moi. Et désolée qu'elle ne t'apprécie pas. » Je trouvais encore le moyen de la plaindre, je n'étais vraiment pas normale. Toujours est-il que cette fois-ci, je suis retournée dans ma lecture et pour de bon. Enfin, jusqu'à ce qu'elle m'incendie une nouvelle fois, car je n'en doutais pas un instant, elle allait sauter sur l'occasion pour le faire.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Sam 11 Fév - 20:53

Pearl Cornwells était définitivement une fille trop bizarre pour que Deirdre envisage de tenter de la comprendre. Vraiment. Elle l’observait du coin de l’œil alors que le silence venait de retomber. Quelle genre de fille était-elle pour s’agacer d’un coup et ensuite semblait se désoler d’elle ? La blonde nota que si elle avait pu paraître un tant soi peu impressionnante en s’agaçant à propos de sa remarque sur son paternel – que Deirdre ne regrettait pas même si cela avait semblé blesser sa colocataire – mais le côté timide était vite revenu. Comme quoi, chassez le naturel et il revient au galop. Elle haussa les épaules et nota que l’énervement qu’elle ressentait commençait à diminuer comme si l’éclat de colère de Pearl avait été un écho de ses propres démons et qu’elle se sentait libérer. Elle regarda un instant sa feuille de papier avant de lâcher un « Très bien. » En prononçant ses deux mots, Deirdre venait de tendre le drapeau blanc, d’enterrer la hache de guerre – du moins pour le moment – et de proposer une sorte de trêve. Parce qu’elle savait au fond d’elle qu’elle ne pouvait pas juste être amie avec Pearl. Elle finirait par s’agacer contre elle un moment ou à un autre et prétendre d’être gentille l’agacerait encore plus. Deirdre était comme ça. Pas assez gentille pour tenter de faire des efforts mais pas assez méchante pour décider de la détester parce qu’elle ne collait pas à l’image qu’elle avait du monde. Néanmoins, Deirdre réalisait qu’après la poussée de colère qu’elle avait eu tout à l’heure, le calme qui commençait à envahir son être était le bienvenu et elle n’avait pas envie de se disputer à nouveau. C’était agréable ce calme. Son sang avait arrêté de lui faire mal, tout à l’heure il battait tellement fort qu’elle avait eu l’impression qu’il allait transpercer ses veines. Elle reporta son regard sur ses feuilles avant de soupirer. L’envie d’écrire lui était passée et elle décida de tenter de comprendre sa colocataire, voir si elle comprenait cette logique particulière. Elle se leva et alla s’asseoir dans le coin reculé de la pièce où se trouvait la blonde, attrapant une chaise qu’elle retourna pour s’asseoir à califourchon dessus, les bras posés sur le dossier, la tête appuyée sur ses avant-bras. Elle l’observa un moment. Elle pensait toujours que sa remarque de tout à l’heure était justifiée. Pearl était le stéréotype même de la fille à papa. Bien habillée, pas fêtarde, travailleuse, elle faisait tellement… Mielleuse. Pourtant, elle ne pensait pas que c’était le cas, elle était juste prude, coincée… Mielleuse aurait signifié qu’elle jouait les modèles devant tout le monde et finissait par se mettre à l’envers de quelconques soirées. « Tu sais je ne te comprends pas. Je sais qu’on n’a pas vraiment parlé énormément toi et moi exceptées les fois où je te reproche de ne pas savoir ranger le côté de ta chambre ce qui soit dit en passant est vrai. D’ailleurs comme une fille aussi travailleuse que toi peut-elle se retrouver dans ce foutoir ? Sérieusement, tu dois passer plus de temps à chercher tes affaires qu’à travailler… Mais bref, passons, ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas cherché à connaître… » Et en réalité, je ne le cherche tout pas, compléta Deirdre dans sa tête. C’était juste de la simple curiosité. « Mais on dirait… Je sais pas… Est-ce que tu veux vraiment être cette fille BCBG ? Enfin… Ce que j’essaie de dire, c’est… Juste une impression que tu… Rhoo… C’est juste bizarre, cette façon que t’as parlé de ton père, comme si tu devais être meilleure que tout le monde parce que tu es sa fille ? Est-ce que c’est ? Parce que je tiens à te dire que c’est complètement stupide et dépassé comme genre de comportement, tu sais ce truc de fierté. Mes parents doivent être fiers de moi et tout… C’est ridicule en fait parce que ce sont tes parents, même si tu vomis dans le salon sur le tapis d’une arrière grande tante parce que t’as trop bu, ils doivent être fiers de toi, ils t’ont mis au monde. C’est plutôt eux qui nous font honte généralement. Genre mon père a juste quitté ma mère pour cette fille qui a six ans de plus que moi et qui placerait la France à Vegas parce qu’il y a la Tour Eiffel. Tu vois, c’est les parents qui doivent se rattraper. Ce que je veux dire, c’est que tu n’as pas besoin d’être cette fille coincée et ennuyante. Tu pourrais te lâcher si tu veux. » En tout honnêteté, si Deirdre avait à moitié insulté Pearl, ça ne partait pas d’une mauvaise intention, c’était juste un essaie pour l’aider mais ce n’était pas des probants d’un point de vue objectif…
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Lun 13 Fév - 12:54

Je n’aurais pas dû m’emporter contre ma colocataire. Mais dès que quelqu’un se met à parler de mon père ou de ma façon d’agir vis-à-vis de lui, il ne m’en faut pas beaucoup pour montrer sur mes grands chevaux. Et là, Deirdre était allée trop loin. Qu’elle soit en colère contre sa coach d’équitation, c’était une chose mais je n’avais en aucun cas le besoin d’être son souffre douleur. Même si j’ai l’habitude de l’être pour un peu tout le monde quand on y réfléchit bien… Mais passons. Cette fois-ci fit exception à la règle dans le sens où je me suis rebellée. Ce qui sembla alléger le comportement de la blonde en face de moi. Elle prononça deux petits mots qui eurent pour but de signer la trêve, pour le moment… Puis lorsqu’elle vint s’asseoir en face de moi, je fus bien forcée de lever la tête une énième fois pour lui faire face à mon tour. Elle commença à me parler de fierté, de parents et de tout ce qui va avec. Elle n’avait pas tort mais ma vision des choses était légèrement différente. D’accord, elle était carrément différente mais je l’ai cependant écoutée jusqu’à la fin, jusqu’au moment où il me fallut répondre. Et là, j’ai essayé d’être cette fille qui n’a pas peur de ce qu’elle va dire, ce qui a toujours été assez difficile pour moi… J’ai alors regardé Deirdre dans les yeux un petit moment avant de fuir son regard. « C’est bien ça le problème, tu ne cherches pas à connaître les gens. On a tous des opinions différentes, il faut que tu t’y fasses… Enfin je veux dire par là que… Que j’ai ma propre vision des choses. Si je réagis comme ça face à mon père, c’est parce que j’ai mes raisons… Je… Je ne m’attends pas à ce que tu comprennes, personne n’y arrive… Mais au moins accepte que tout le monde n’ait pas la même opinion que toi… » Je ne voulais pas me mettre à lui parler de ma famille. Les détails sordides, je les gardais pour plus tard et pour quelqu’un d’autre. Deirdre n’était pas en mesure de m’écouter, elle ne l’a jamais été. Je m’y étais faite à la longue, même si ça pouvait être énervant finalement. Mais comme je lui ai dit, il faut accepter qu’on soit tous différents, chose qu’elle-même ne comprenait pas ou ne voulait pas entendre. Mais je la respectais pour ça. Je la respectais également pour son bagou et son franc parlé. J’ai toujours rêvé d’être comme elle. Mais je n’ai malheureusement pas cette force en moi… Tout serait si simple si je la possédais. Mais j’ai d’autres atouts, j’aime à le penser.

Et comme je n’en avais pas terminé avec elle, je lui ai tout de même souri avant d’ajouter : « Et effectivement, je me dois d’être meilleure que tout le monde, justement parce que je suis la fille du directeur. Il… Mon père a toujours été très strict et tant qu’on n’est pas dans ma situation, on ne peut pas forcément comprendre pourquoi j’agis de la sorte… C’est la vie et je m’y suis faite… » Sur cette dernière partie, je mentais. Je ne me suis jamais faite à cette partie de mon histoire. Mon père n’est jamais satisfait de mon travail. Il est toujours en train de dire que je peux et que je dois faire mieux. J’ai beau me donner à fond dans ce que je fais, il n’y a rien à faire, c’est toujours médiocre à ses yeux. Et ça, jamais je ne m’y ferai. C’est impossible… Mais c’est la vie. Certains ont la chance d’avoir des parents fiers d’eux quoiqu’ils arrivent, comme ce que venait de décrire Deirdre, mais d’autres n’ont pas cette chance. J’ai alors fermé mon livre, renonçant à l’idée de poursuivre ma lecture pour le moment. « Et non, je ne peux pas me “lâcher” comme tu dis. C’est… C’est juste impossible… Je suis comme ça, c’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. Et je ne suis pas si coincée. Si ? C’est vrai, je suis coincée ? » Comment en étais-je arrivée là ? J’ai tenté de me reprendre en ajoutant : « Enfin, c’est comme ça. Je suis faite pour étudier et non pour faire la fête ou m’amuser à tout va. Mais je comprends que tu veuilles profiter de tout ça pour t’amuser, faire la fête et tout le reste… » Ce n’était pas m échant, je cherchais juste à lui faire comprendre mon point de vue, chose impossible quand on y réfléchit bien. Beaucoup de personnes ne me comprennent pas alors pourquoi ma colocataire serait différente ? Car même si nous ne nous connaissions pas plus que cela, je savais tout de même quelles pouvaient être ses réactions. Je ne m’attendais donc pas à ce qu’elle me comprenne, je m’attendais même à un autre sermon de sa part. Un sermon gentil, à sa manière…
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Lun 13 Fév - 15:13

La blonde pinça les lèvres devant le reproche, écoutant vaguement ce que sa colocataire lui disait d’une oreille distraite. Elle cherchait à connaître les gens ! Elle était la première à aller vers eux lors de soirées, de parties, etc.… Bon d’accord, d’un autre côté, ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler un investissement à long termes. Dans ces cas-là, ce qu’elle finissait par bien connaître, c’était leurs performances sexuelles mais c’était toujours un début. La plupart des relations se nouaient souvent sur l’oreiller… Et puis, elle respectait la vision de certaines personnes. Un très bon exemple, son père. S’il pensait que c’était mieux de sortir avec une femme ayant une intelligence plus que discutable et qui ne savait pas faire cuire un œuf mais qui était canon, c’était son choix. Et elle le comprenait parfaitement. Bon, peut-être qu’il y avait eu cette époque où elle lui en avait énormément voulu d’avoir quitté sa mère mais elle avait vite compris que cette dispute ne le concernait en rien. La somme d’argent que son père lui avait donnée y avait évidemment été pour quelque chose. Elle admettait que ce n’était pas un bon exemple. Mais elle soutenait quand même qu’elle respectait les modes de vie des autres. Des modes de vie qui ressemblaient aux siens certes. D’un côté, Pearl n’arriverait jamais à la convaincre ou même à lui faire comprendre le bien fait d’une vie à étudier. Et ce qu’elle lui dit ensuite suffit à la convaincre du bien pensé de ses… eh bien, pensées. Elle s’en doutait, Pearl ne vivait pas pour elle mais selon l’image que son père voulait d’elle. C’était d’un ridicule ce genre de vie. Ou ce semblant de vie. C’était renoncer à soi, n’avoir aucune estime de soi. Ce n’était pas la vie comme elle disait mais un artefact plus qu’autre chose. Deirdre était une personne casse-cou qui vivait pour relever des défis et en lancer aux autres. Alors même si sa mère l’avait suppliée des millions de fois d’arrêter, l’avait privée des milliards d’autres fois de sortie, Deirdre était restée ce qu’elle était. Elle ne renoncerait pas à ce qu’elle aimait, mère ou pas mère. La blonde ne vivait que pour elle et ceux qui pensaient que c’était égoïste n’avaient visiblement jamais expérimenté ce genre d’existence parce que sinon, ils ne diraient pas ça. Deirdre en était certaine et elle croyait très fort en ses convictions.

Du coin de l’œil, elle la vit fermer son bouquin. La question qu’elle lui posa lui arracha un rire ô combien ironique. Coincer était un euphémisme pour décrire sa colocataire, cette fille donnait l’impression de ne pas avoir de vie. Et encore, elle était gentille. Et voilà qu’elle commençait presque à lui parler de destinée. Deirdre ne croyait pas en cela. On ne naissait pas pour faire telle chose mais plutôt pour faire ce qu’on voulait. C’était ridicule de penser qu’elle était née pour faire de l’équitation. Elle avait choisi l’équitation comme elle choisissait de se mettre la tête à l’envers certains soirs ou encore de ne pas aimer perdre. Aussi, quand elle vit que sa colocataire semblait avoir fini de parler, la blonde prit aussitôt le relais. « Non mais tu t’entends ? Tu n’es pas coincée, tu as carrément un balai dans le cul, excuse-moi l’expression. Tu es née pour étudier, mais qui t’as mis cette idée en tête, c’est ridicule. Je n’étais pas là le jour où ta mère a accouché mais je suis à peu près certaine que tu n’es pas sortie avec la panoplie d’étudiante parfaite ou encore que tu ne tenais pas de stylo dans la main. Si c’est le cas, je veux absolument voir une photo. Mais soyons sérieuse deux secondes, tu étudies parce que tu veux étudier. Ne rejette pas la faute sur un destin qui n’existe pas. Et pour ton information, c’est vrai que je n’ai pas cherché à te connaître mais tu ne donnes pas vraiment envie d’en apprendre plus sur toi. Ta vie semble se résumer à des bouquins donc te connaître se résume à connaître des bouquins. Autant sauter la case Pearl et aller dans une bibliothèque. C’est peut-être un peu ridicule mais aujourd’hui soit tu es dedans ou tu es dehors. Il faut se fondre dans la masse. Et à l’université, la masse c’est les études certes mais c’est aussi s’amuser. Sincèrement, tu t’es déjà prise une cuite de ta vie ? Pourquoi tu n’essaierais pas d’ailleurs ? Tu dis à ton père que tu vas étudier chez une amie et que tu passes la nuit là-bas. Et ce n’est qu’un demi-mensonge si ladite amie organise une fête. C’est tout simple. » Elle fit une pause alors qu’une idée germait en elle. « Bon admettons, on fait un deal. J’arrête de critiquer tes habitudes de vie sans intérêt selon moi et je te laisse gérer ta vie comme tu l’entends et j’essaie même d’apprendre à te connaître si en échange tu sors avec moi un soir et où tu tentes de vraiment t’éclater et de te laisser aller en oubliant ton père, tes obligations et tout le reste. Deal ? » Elle lui tendit la main pour maquer leur accord en espérant qu’elle accepterait. Après tout, elle venait juste de trouver une raison pour aller faire la fête. Encore une idée brillante, pensa-t-elle.
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MessageSujet: Re: D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.   Ven 17 Fév - 16:28

Comme je l’ai déjà dit, je ne m’attendais pas à ce que ma colocataire me comprenne. Elle ne semblait d’ailleurs pas faire d’efforts dans ce sens. Je ne la connaissais pas plus que ça moi non plus, mais la cerner n’était pas chose difficile. D’ordinaire, je fuis ce genre de personnes. Je les déteste et je fais tout pour ne rien avoir à faire avec elles. Mais la vie a fait qu’une d’entre elles est devenue ma colocataire. Alors je devais bien faire avec. Et je faisais de mon mieux pour ne pas la vexer. De mon point de vue, chaque personne a le droit de penser comme elle l’entend. On n’a pas le droit de forcer une personne à aimer ou à ne pas aimer quelque chose. Même le paradoxe est là par rapport à mon père… Mais passons pour cette fois. Deirdre en face de moi, j’ai écouté sa réponse qui eut pour effet de me faire grimacer. Elle ne comprenait vraiment pas que les études, c’était tout ce que j’avais. C’était comme ça. Rien ne pourrait changer ça. Mais lorsqu’elle me proposa une sorte de marché, j’ai une fois de plus grimacé en lui répondant : « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée… Pas par rapport à mon père, enfin si par rapport à lui c’est une mauvaise idée, une très mauvaise idée même. Mais je ne suis pas ce genre de personne. Je déteste l’alcool. Et non je n’ai jamais bu plus que de raison. Je n’en vois vraiment pas l’intérêt. Et j’ai tout un tas d’exemples pour illustrer mes dires. Je ne conçois simplement pas l’amusement comme tu le conçois toi. Désolée, mais je crois que c’est vraiment une très mauvaise idée… » Je n’y ai même pas pris la peine d’y réfléchir. J’en étais certaine, son marché ne m’aurait rien apporté de bon. Et même si c’était tentant dans le sens où elle n’aurait plus rien à dire au sujet de mon mode de vie, je n’avais rien à lui prouver. Enfin… C’est ce que je me disais pour me convaincre moi-même. Je serrais fort mon livre entre mes mains pour ne pas avoir à lui montrer que tout cela me stressait et m’inquiétait à la fois. Sans vraiment me contrôler, j’ai alors imaginé ce que serait ma vie dans quelques années. Je me voyais médaille d’or olympique, dans le meilleur des cas et nageuse sans aucune récompense et travaillant encore plus dur dans le pire des cas. Dans ce sens, Deirdre avait raison. Je n’aurai jamais pris le temps de m’amuser réellement. Même si je camperai toujours sur mes positions au sujet des fêtes étudiantes. Et puis il ne fallait pas oublier que j’étais fiancée. Un faux pas et mon père me renvoyait de l’université et me ferait vivre un enfer, plus que ce qu’il ne le fait déjà… C’est alors que j’ai ouvert les yeux sur ce qu’il convenait de faire ou non. J’ai alors repris la parole pour accepter la proposition de ma colocataire : « Tu sais quoi ? C’est d’accord. Emmène-moi à l’une de tes fêtes mais après ça, tu dois me promettre de ne plus jamais critiquer ma vie. Tu promets et j’irai à cette fête… » Je pensais toujours que ce n’était pas une bonne idée. Mais il fallait tout de même que je vive ma vie, que j’apprenne à connaître la vie étudiante autrement qu’à travers la piscine de l’université. J’avais peur de ce qui allait se passer à cette fête, mais la majorité des étudiants y allaient et en sortaient ravis non ? Alors je n’avais pas à m’inquiéter pour ça maintenant. Ce qui ne m’empêchait pas d’être anxieuse à ce sujet… « Mais ne dis rien à mon père surtout! Tu es sure que ces fêtes sont sures ? Je veux dire… Il n’y aucun moyen que mon père soit au courant que j’y vais ? » Je devenais complètement parano. J’ai alors pris une longue bouffée d’oxygène, essayant de me calmer pour ne pas paraître plus folle que je ne l’étais déjà aux yeux de Deirdre.
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D & P ▬ Quand l'amitié vous conduit sur une route tumultueuse.

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